Le sage redoute la gloire comme l’ignominie ;son corps lui pèse comme une grande calamité.
Qu’entend-on par ces mots : il redoute la gloire comme l’ignominie ?
La gloire est quelque chose de bas, lorsqu’on l’a obtenue, on est comme rempli de crainte ; lorsqu’on l’a perdue, on est comme rempli de crainte.
C’est pourquoi l’on dit : il redoute la gloire comme l’ignominie.
Qu’entend-on par ces mots : son corps lui pèse comme une grande calamité ?
Si nous éprouvons de grandes calamités, c’est parce que nous avons un corps.
Quand nous n’avons plus de corps quand nous nous sommes dégagés de notre corps, quelles calamités pourrions-nous éprouver ?
C’est pourquoi, lorsqu’un homme redoute de gouverner lui même le pays, on peut le lui confier ;
Lorsqu’il a regret de gouverner le pays, on peut lui en remettre le soin.
La Voie Du Tao, Livre I — XIII
Texte Proposé par Aron O’Raney
